Alimentation complète19 min de lecture
Graines de chia ou graines de lin: lesquelles choisir?
Chia ou lin? Comparez leurs apports en fibres et en oméga-3, leurs usages en cuisine et les limites des bénéfices annoncés. Portions, hydratation, broyage et précautions vous aident à choisir selon vos habitudes.
Par Claire Mercier
Mis à jour le 28/09/2026
L'ESSENTIEL
Avant d'aller plus loin.
Chia ou lin? Comparez leurs apports en fibres et en oméga-3, leurs usages en cuisine et les limites des bénéfices annoncés. Portions, hydratation, broyage et précautions vous aident à choisir selon vos habitudes.
Explorer le dossierChia + lin: mieux ensemble qu’en compétition.
Deux graines utiles, deux textures, aucune promesse miracle.
Le choix en pratique
Le meilleur choix est rarement un duel. Le chia rend service quand on veut une texture gélifiée et une préparation simple. Le lin moulu trouve sa place dans un porridge, une pâte à pain ou une soupe. Les alterner permet de varier les usages; les mélanger n’apporte pas de bénéfice particulier démontré.
Deux petites graines, deux profils différents
Sur le papier, chia et lin se ressemblent: petites graines, fibres, lipides insaturés, protéines végétales et goût discret. Dans l’assiette, leurs usages divergent davantage.
Le chia (Salvia hispanica) vient du Mexique et d’Amérique centrale. Ses graines noires, grises ou blanches ont une capacité visible à former un mucilage lorsqu’elles sont hydratées. C’est ce gel qui explique leur succès dans les puddings et les préparations épaissies.
Le lin (Linum usitatissimum) est utilisé depuis longtemps en Europe. Ses graines brunes ou dorées peuvent être employées entières, mais leur enveloppe résistante limite l’accès au contenu de la graine. Le broyage change donc vraiment leur intérêt nutritionnel.
Les deux complètent une alimentation; elles ne la corrigent pas à elles seules. Elles peuvent notamment diversifier les sources de fibres et d’ALA chez les personnes qui consomment peu de graines ou de fruits à coque. Elles ne sont toutefois pas indispensables: noix, huile de colza, légumes secs, fruits et céréales complètes contribuent, selon les aliments, à ces différents apports.
La couleur ne suffit pas à départager les produits. Chia blanc ou noir, lin brun ou doré: mieux vaut regarder les indications d’utilisation, la fraîcheur et le prix au kilo que payer davantage pour une couleur présentée comme supérieure.
Profil nutritionnel: ce qui les rapproche et ce qui les sépare
La comparaison sur 100 g donne des chiffres impressionnants, mais elle peut tromper: dans la vraie vie, on utilise de petites quantités. Une portion contribue aux apports; elle ne transforme pas le repas entier.
| Pour 1 cuillère à soupe (~12 g chia, ~7 g lin moulu) | Chia | Lin moulu |
|---|---|---|
| Fibres | Environ 4 g | Environ 2 g |
| ALA (oméga-3 végétal) | Environ 2 g | Environ 1,6 g |
| Protéines | Environ 2 g | Environ 1,3 g |
| Lignanes | Présents en moindre quantité | Caractéristique notable, teneur nettement supérieure |
| Préparation | Peut être utilisé entier, de préférence incorporé à un aliment humide | Mieux utilisé moulu, en respectant les consignes de cuisson |
| Texture | Gélifie fortement | Plus discret une fois moulu |
Ces valeurs sont des ordres de grandeur issus des bases de composition nutritionnelle usuelles: elles varient selon les variétés, les produits et la portion réellement utilisée. Une cuillère de graines entières et une cuillère de graines moulues n’ont pas le même poids. Ce tableau compare un usage culinaire, pas deux portions de masse identique.
À poids égal, le chia apporte généralement davantage de fibres, et le lin davantage d’ALA. Les deux sont aussi des aliments riches en lipides, donc assez énergétiques. Ce n’est pas un défaut, mais cela invite à les considérer comme un ingrédient du repas plutôt qu’un supplément à ajouter sans limite.
Et les protéines?
Chia et lin contiennent des protéines végétales, mais une cuillère n’en apporte qu’une petite quantité. Elle ne remplace pas des œufs, du poisson, du tofu, des légumineuses ou un produit laitier selon les habitudes alimentaires. Pour composer un repas plus consistant, comparez plutôt les principales sources de protéines au petit-déjeuner, puis ajoutez les graines pour les fibres et la texture.
Les minéraux ne font pas tout
Ces graines fournissent aussi des minéraux, notamment du magnésium et du calcium, avec des teneurs différentes. Mais une valeur élevée pour 100 g ne signifie pas qu’une cuillère couvre les besoins. La quantité consommée et l’absorption comptent également. Ni le chia ni le lin ne constitue, à lui seul, une réponse à une carence diagnostiquée.
Fibres et digestion: l’effet gel du chia
Le chia absorbe l’eau et s’entoure d’un gel lié à ses mucilages. C’est agréable dans un pudding et utile pour épaissir un porridge. Cette propriété ne signifie pas que toutes ses fibres sont solubles: comme le lin, il apporte plusieurs types de fibres.
Le lin moulu se disperse facilement dans un aliment humide. Entier, il apporte surtout une texture et peut traverser plus largement la digestion sans libérer tout son contenu. Ses mucilages retiennent eux aussi de l’eau.
Avec les deux, la tolérance digestive décide. Augmenter brutalement les fibres peut provoquer ballonnements, gaz ou inconfort, surtout si l’alimentation de départ en contient peu. Pour comprendre leurs rôles sans réduire la digestion à une seule graine, notre guide distingue les fibres solubles et insolubles et leurs sources alimentaires.
En cas de constipation
Un apport suffisant en fibres et en eau peut aider le transit, mais le chia n’est pas un laxatif dont l’efficacité et la dose seraient établies pour tous. Le lin dispose d’un usage reconnu contre la constipation dans certaines préparations médicinales; cela ne rend pas toutes les recettes équivalentes à ces produits.
Si la constipation persiste, demander conseil permet de choisir une solution adaptée, éventuellement un produit à base de psyllium, avec ses conditions de prise et ses précautions. Une constipation nouvelle accompagnée de douleurs importantes, de vomissements, de sang dans les selles ou d’une perte de poids inexpliquée mérite une consultation, pas une augmentation des graines.
Commencez petit, hydratez les préparations à base de chia et augmentez progressivement si tout va bien. Gardez une hydratation adaptée: inutile de vous forcer à boire des litres supplémentaires, mais évitez d’ajouter beaucoup de fibres à une alimentation pauvre en liquides. Les repères pour boire selon ses besoins sans excès sont plus utiles qu’un volume arbitraire imposé à tous.
Oméga-3: ALA ne veut pas dire EPA/DHA
Chia et lin sont souvent vendus comme « riches en oméga-3 ». C’est vrai, mais la précision est indispensable: ils apportent surtout de l’acide alpha-linolénique (ALA).
L’ALA est essentiel, car l’organisme ne sait pas le fabriquer. Une partie peut être convertie en EPA puis en DHA, mais cette conversion reste limitée. Le NIH rappelle que la consommation directe d’EPA et de DHA est le moyen le plus pratique d’en augmenter les niveaux dans l’organisme.
Chia / lin
Sources végétales d’ALA, utiles dans une alimentation variée.
Poissons / microalgues
Sources directes d’EPA et/ou DHA selon les aliments ou produits.
Une cuillère de chia ou de lin ne se compare donc pas directement à une portion de poisson gras. Ces aliments peuvent coexister. Notre comparaison des oméga-3 du poisson, des noix et des graines aide à distinguer leurs contributions.
Dans une alimentation végétalienne, ces graines peuvent participer à l’apport d’ALA, mais elles ne permettent pas de déduire un apport suffisant en DHA. Selon la situation, notamment pendant la grossesse, un professionnel peut aider à évaluer les besoins et l’intérêt d’un produit à base de microalgues. Les graines n’apportent pas non plus une source fiable de vitamine B12.
Ce que les études permettent vraiment de dire sur le chia
Le chia a une composition intéressante, mais les effets cliniques annoncés dépassent souvent les preuves. Une revue systématique avec méta-analyse publiée dans Nutrition Reviews a analysé douze essais randomisés et conclu que la qualité globale des preuves restait faible ou très faible pour plusieurs bénéfices supposés.
Des méta-analyses plus récentes observent certains signaux favorables sur des paramètres cardiovasculaires, dont la pression artérielle dans certaines analyses. D’autres travaux ne retrouvent pas d’amélioration significative de marqueurs comme la glycémie à jeun, l’HbA1c ou l’insuline.
Un signal statistique n’est pas une ordonnance. Les essais diffèrent par les doses, la durée, la population étudiée, l’alimentation de départ et la qualité méthodologique.
Satiété ne signifie pas perte de poids
Une préparation riche en fibres peut contribuer au rassasiement, mais se sentir plus rempli après un pudding ne démontre pas une perte de poids durable. Le résultat dépend aussi de ce que cette préparation remplace, de ses autres ingrédients et de l’alimentation globale. Ajouter du chia à un dessert ne neutralise ni le sucre ni l’énergie qu’il contient.
Les études ne permettent pas davantage d’affirmer que le chia prévient à lui seul les infarctus ou traite le diabète. Une modification d’un marqueur biologique n’équivaut pas à une baisse démontrée du risque de maladie. Son intérêt le plus solide reste alimentaire: fibres, ALA, texture et facilité d’intégration.
Lignanes: la signature du lin
Le lin se distingue par ses lignanes, des composés végétaux dont certains dérivés formés par le microbiote intestinal ont une activité de type phytoœstrogénique. C’est un sujet de recherche, pas l’équivalent d’un traitement hormonal.
Une cuillère de lin moulu ne « rééquilibre » pas les hormones, ne protège pas à elle seule d’un cancer et ne remplace pas un traitement. Les données ne justifient pas les cures de graines censées réguler le cycle menstruel ni les promesses générales contre les symptômes de la ménopause.
Que sait-on pour le cholestérol?
Les synthèses d’essais sur le lin retrouvent des diminutions du cholestérol total et du LDL dans certaines conditions, surtout avec des préparations contenant les constituants de la graine plutôt qu’avec l’huile seule. Les résultats varient selon le produit et les participants. Cela peut soutenir son intérêt dans une alimentation adaptée, mais ne permet pas de remplacer un médicament ni de fixer une « dose anticholestérol » valable pour chacun.
Pour cet objectif, le choix du reste du repas compte aussi: remplacer une partie des graisses saturées par des graisses insaturées et diversifier les fibres est plus pertinent que miser sur une graine isolée. L’avoine et ses bêta-glucanes constituent une autre piste alimentaire, avec des conditions d’efficacité spécifiques.
Le chia contient également des polyphénols et d’autres composés bioactifs. Dans les deux cas, repérer une molécule intéressante ne suffit pas à démontrer un bénéfice clinique.
Entier ou moulu?
C’est la différence pratique la plus importante entre les deux graines.
Chia
Peut être utilisé entier, incorporé à un aliment humide ou préalablement hydraté. Son gel fait partie de son intérêt culinaire. Le moudre reste possible si vous préférez une texture plus lisse.
Lin
Gagne généralement à être moulu pour rendre le contenu de la graine plus accessible. Le trempage seul ne remplace pas le broyage de son enveloppe.
Comment moudre et conserver le lin?
Un petit moulin propre et sec convient. Procédez par brèves impulsions pour obtenir une mouture, sans chercher à transformer les graines en pâte. Préparez de petites quantités et transférez-les dans un récipient hermétique. Vérifiez auparavant si le produit est destiné à être consommé tel quel ou doit être cuit.
Le lin moulu est plus exposé à l’air, à la lumière et à la chaleur. Refermez bien le contenant, privilégiez un stockage au frais et respectez les indications du fabricant. Les graines entières se gardent généralement mieux et peuvent être moulues au fur et à mesure. Une odeur rance ou inhabituelle, des traces d’humidité ou de moisissure doivent conduire à jeter le produit.
L’hydratation du chia facilite son utilisation, mais ne le « détoxifie » pas et ne garantit pas une absorption complète de tous ses nutriments. Moudre, tremper et cuire sont trois opérations différentes: aucune ne rend un aliment miraculeusement plus efficace.
Comment les utiliser au quotidien?
Leur force est de s’intégrer sans révolutionner les repas. Le bon usage dépend surtout de la texture recherchée et des indications figurant sur le paquet.
Un premier essai de chia pudding
Comme point de départ culinaire, mélangez une cuillère à soupe de chia avec environ 100 ml de lait ou de boisson végétale. Cette proportion n’est pas une dose santé: elle sert à tester la texture. Remuez soigneusement, recommencez après quelques minutes pour casser les amas, puis placez au réfrigérateur jusqu’à ce que les graines soient uniformément entourées de gel. Ajoutez du liquide si le mélange devient trop compact.
Vous pouvez le préparer la veille dans un récipient propre et fermé. Une fois hydratées, les graines ne se conservent plus comme un produit sec: gardez la préparation au froid et consommez-la rapidement, en tenant compte des autres ingrédients. Ne laissez pas un pudding au lait toute la nuit à température ambiante.
Pour remplacer un œuf dans une recette?
Le gel de chia ou de lin peut servir de liant dans certaines galettes ou pâtisseries. Il ne reproduit toutefois ni toutes les fonctions de l’œuf, notamment le foisonnement, ni son apport nutritionnel. Choisissez une recette conçue pour cette substitution plutôt que de remplacer les œufs au hasard.
Quelle quantité consommer?
Il n’existe pas une dose universelle de chia ou de lin pour tout le monde. Pour découvrir ces aliments, une cuillère à café incorporée au repas constitue un point de départ pratique. Si elle est bien tolérée, vous pouvez augmenter progressivement vers une petite portion culinaire, par exemple une cuillère à soupe. Ce sont des repères d’utilisation, pas une prescription ni un seuil de sécurité universel.
Suivez les indications de l’emballage si elles précisent une portion ou un mode de préparation. Une cuillère bombée peut contenir beaucoup plus qu’une cuillère rase; peser une fois votre portion habituelle aide à comprendre les valeurs nutritionnelles affichées.
Si vous associez chia et lin, partagez la portion entre les deux plutôt que de doubler automatiquement la quantité. Évitez aussi de commencer simultanément graines, son, psyllium et plusieurs autres produits riches en fibres: en cas d’inconfort, il devient difficile de savoir ce qui vous convient.
Pas besoin d’en prendre à jeun, le soir ou sous forme de cure. Aucun horaire particulier n’a démontré un avantage général. Une petite quantité bien intégrée au repas vaut mieux qu’une grosse portion difficile à digérer. En cas de ballonnements, réduisez la quantité ou faites une pause plutôt que de vous forcer.
Précautions: naturel ne signifie pas sans risque
Chia et lin sont des aliments courants, mais certaines situations demandent davantage de prudence: troubles digestifs, médicaments, grossesse, allaitement, maladie chronique ou consommation de produits concentrés.
Chia sec, déglutition et risque d’obstruction
N’avalez pas une cuillerée de chia sec seule en comptant boire ensuite. Les graines gonflent au contact du liquide. Préférez une préparation correctement hydratée, sans amas secs. En cas de difficulté à avaler, de rétrécissement de l’œsophage ou d’antécédent de blocage alimentaire, demandez un avis médical avant d’en consommer, même hydraté.
Une difficulté soudaine à avaler, notamment la salive, après ingestion nécessite une évaluation urgente. Ne cherchez pas à faire passer le blocage en avalant davantage d’aliments. Le lin riche en mucilages exige lui aussi de la prudence en cas de troubles de la déglutition ou de suspicion d’occlusion intestinale.
Lin cru et composés cyanogènes
Le lin contient naturellement des composés cyanogènes susceptibles de libérer du cyanure. Leur teneur et l’exposition dépendent du produit, de la quantité et de la préparation. Cela justifie de ne pas multiplier les grandes portions de lin cru, notamment moulu, et de respecter toute mention imposant une cuisson. Le broyage ne détruit pas ces composés; un simple trempage ne garantit pas leur élimination.
Pour une préparation froide, choisissez un produit dont l’étiquetage autorise cet usage. N’appliquez pas un protocole maison supposé « détoxifier » les graines sans indication fiable. Les graines vendues pour le semis ne sont pas destinées à l’alimentation.
Médicaments, grossesse et maladies digestives
Les fibres et mucilages peuvent modifier l’absorption de médicaments pris par voie orale. Ne mélangez pas vos comprimés à un gel de graines sans conseil; demandez au pharmacien si un intervalle est nécessaire pour votre traitement. Une interaction possible ne signifie pas qu’une petite portion alimentaire est systématiquement interdite, mais les quantités importantes et les compléments méritent une vérification.
Pendant la grossesse ou l’allaitement, évitez les cures de lin, les extraits et les fortes quantités sans avis professionnel. Ne confondez pas un ingrédient occasionnel avec une prise quotidienne à visée thérapeutique. Pour les enfants, les portions et la texture doivent être adaptées à l’âge; ces graines ne doivent pas servir à traiter une constipation sans conseil.
En cas de maladie inflammatoire digestive, de sténose, de chirurgie digestive récente ou de régime pauvre en fibres prescrit, vérifiez leur compatibilité avec votre prise en charge. Des allergies sont également possibles: arrêtez la consommation en cas de réaction; une gêne respiratoire ou un gonflement de la gorge relève de l’urgence.
Demandez conseil à un professionnel de santé si vous prenez un traitement, êtes enceinte ou allaitez, souffrez d’une pathologie digestive ou envisagez de consommer de grandes quantités de graines ou des compléments concentrés.
Les informations de cet article sont éducatives et ne remplacent pas un avis médical personnalisé.
Comment choisir un produit de qualité?
Pour le chia, choisissez des graines propres, sèches, sans odeur anormale et conditionnées dans un emballage bien fermé. Pour le lin, les graines entières permettent de moudre au fur et à mesure; le lin déjà moulu doit être conservé avec soin. Un petit paquet que vous utilisez régulièrement est souvent plus pratique qu’un grand format ouvert pendant des mois.
Vérifiez la liste d’ingrédients: des graines seules ne sont pas équivalentes à une préparation pour pudding contenant du sucre et des arômes. Les mentions « prêt à consommer », les instructions de cuisson et les conditions de conservation sont plus utiles que le mot « superaliment ».
Bio ou conventionnel? Le label biologique peut correspondre à vos préférences de production, mais il ne rend pas automatiquement l’aliment supérieur sur tous les critères nutritionnels.
Graines, huile ou gélules: pas le même produit
L’huile de lin fournit de l’ALA, mais pas les fibres de la graine, et généralement très peu de lignanes sauf enrichissement spécifique. Elle ne remplace donc pas le lin moulu pour le transit. Respectez strictement ses indications de conservation et d’utilisation; elle est sensible à l’oxydation. Les extraits de lignanes et les gélules ne doivent pas être assimilés à une petite portion alimentaire.
Méfiez-vous des promesses « détox », « brûle-graisse », « équilibre hormonal » ou d’autres effets thérapeutiques spectaculaires. Une graine intéressante n’a pas besoin d’un discours extravagant.
Chia ou lin: lequel choisir?
Si vous aimez les deux, alternez selon les recettes. Le chia est pratique pour les textures gélifiées. Le lin moulu convient aux préparations où l’on recherche un ajout plus discret, en suivant ses consignes d’utilisation.
Choisissez plutôt le chia si…
Vous cherchez une graine facile à utiliser entière, qui épaissit les préparations et fonctionne bien au petit-déjeuner.
Choisissez plutôt le lin si…
Vous voulez varier vos sources végétales d’ALA et appréciez l’idée de moudre les graines au fur et à mesure.
Si leur texture vous déplaît ou qu’elles restent mal tolérées, inutile d’insister. La diversité alimentaire reste plus solide que la recherche d’un superaliment gagnant.
Questions fréquentes
Peut-on manger des graines de chia tous les jours?
Elles peuvent faire partie d’une alimentation quotidienne chez de nombreuses personnes, à condition que la quantité reste adaptée à la tolérance digestive et au reste de l’alimentation. Ce n’est ni une obligation ni une cure à poursuivre malgré des douleurs ou des ballonnements.
Faut-il moudre les graines de chia?
Ce n’est pas nécessaire pour obtenir un gel ou préparer un pudding. Les moudre peut modifier leur texture et l’accessibilité de leur contenu, mais aucune raison n’impose de le faire pour tous les usages. Entières, incorporez-les à un aliment humide, de préférence après hydratation.
Faut-il moudre les graines de lin?
Oui, c’est généralement préférable si l’on veut rendre le contenu de la graine plus accessible. Une fois moulu, le lin doit être conservé soigneusement. Le broyage ne remplace pas une cuisson lorsque celle-ci est indiquée sur l’emballage.
Les graines de chia font-elles maigrir?
Non comme effet autonome fiable. La gestion du poids dépend de nombreux facteurs et les essais cliniques ne justifient pas de présenter le chia comme un aliment minceur. L’eau de chia citronnée n’a pas davantage d’effet « brûle-graisse » démontré.
Le chia peut-il faire baisser la glycémie?
Les données ne permettent pas de le présenter comme un traitement de l’hyperglycémie ou du diabète. Une personne diabétique ne doit pas modifier son traitement sur cette base. La composition du repas entier reste déterminante.
Chia et lin remplacent-ils les poissons gras pour les oméga-3?
Pas exactement. Ils fournissent surtout de l’ALA. Le corps peut en convertir une partie en EPA puis DHA, mais cette conversion reste limitée. Ils ne sont donc pas interchangeables avec les sources directes d’EPA et de DHA.
Peut-on mélanger chia et lin dans le même bol?
Oui, si chaque produit est adapté à cet usage. Commencez par une petite quantité totale, plutôt que par une portion complète de chaque graine. Il n’existe pas de synergie clinique démontrée qui impose de les associer.
Combien de temps faut-il faire tremper le chia?
Le temps varie selon la quantité de liquide, sa consistance et la recette. Recherchez un gel homogène sans amas secs, remuez une seconde fois et suivez les indications du produit. Pour une préparation anticipée, laissez hydrater au réfrigérateur plutôt qu’à température ambiante.
Chia et lin sont-ils sans gluten?
Ils ne contiennent naturellement pas de gluten. En cas de maladie cœliaque, vérifiez néanmoins l’étiquetage et choisissez des produits adaptés afin de limiter le risque de contamination pendant la fabrication ou le conditionnement.
Pourquoi voit-on parfois des graines de lin dans les selles?
Leur enveloppe peut résister à la digestion, surtout lorsqu’elles sont avalées entières. Cela explique l’intérêt du broyage pour accéder à leur contenu. En revanche, du sang, des douleurs persistantes ou un changement durable du transit doivent conduire à consulter.
Sources et références
- National Institutes of Health — Office of Dietary Supplements. Omega-3 Fatty Acids: Fact Sheet for Health Professionals. Consulter la source
- National Center for Complementary and Integrative Health (NCCIH). Flaxseed and Flaxseed Oil: Usefulness and Safety. Consulter la source
- Teoh SL et al. Clinical evidence on dietary supplementation with chia seed: a systematic review and meta-analysis. Nutrition Reviews. PubMed
- Pam P et al. The effectiveness of chia seed in improving glycemic status: A systematic review and meta-analysis. PubMed
- Fateh HL et al. The impact of chia seeds on diabetes, blood pressure, lipid profile, and obesity indicators. PubMed
- Saadh MJ et al. The Effects of Chia Seed Consumption on Blood Pressure and Body Composition in Adults. PubMed
Inspiramag publie des contenus destinés à expliquer simplement la nutrition, les plantes et le bien-être, en distinguant les usages traditionnels, les données nutritionnelles et ce que les études permettent réellement d’affirmer.
Dernière vérification des sources: septembre 2026.Sources
Études évaluées par les pairs et références institutionnelles utilisées pour cet article.
- 1NIH, Office of Dietary SupplementsRecommandation officielleÉtabli
fiche professionnelle sur les acides gras oméga-3
Consulter la source - 2NCCIH (National Center for Complementary and Integrative Health)Recommandation officielleÉtabli
synthèse sur l'usage et la sécurité du lin
Consulter la source - 3Pam et al., méta-analyse sur le statut glycémiqueMéta-analyseLimité
essais sur le chia et les marqueurs glycémiques
Consulter la source - 4Fateh et al., chia et facteurs de risque cardiométaboliqueMéta-analyseLimité
essais sur le chia, la tension artérielle, le profil lipidique et les indicateurs d'obésité
Consulter la source - 5Teoh et al., Nutrition Reviews· 2018Méta-analyseLimité
12 essais randomisés, personnes saines, sportifs, diabétiques et syndrome métabolique · 12 participants
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Par
Claire Mercier
Nutritionist, MSc
Registered nutritionist focused on whole-food diets and metabolic health.
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